Une
des difficultés majeures réside dans l'identification formelle d'une signature associée
à un évènement acoustique détecté, ce qui suppose une connaissance parfaite du
milieu étudié et une modélisation complète du milieu et des capteurs. Les
milieux sont très complexes à décrire de part leur géométrie et/ou leurs
propriétés physiques (milieux multiphasiques, hétérogènes, anisotropes, fluide
en écoulement, présence de gradients de température...). Les développements de
l'instrumentation s'orientent vers la mise en œuvre de méthodologies en
acoustique active (ondes de volume, ondes guidées ou de surface) ou passive
(émission acoustique). Pour prendre en compte la complexité des milieux étudiés,
nous développons des méthodes dans le domaine de l'acoustique non linéaire qui
exploite plus finement le comportement physique des matériaux.
Le développement
de nos nouvelles méthodes repose sur deux piliers qui s'enrichissent
mutuellement : les démonstrations expérimentales et les modélisations, le plus
souvent numériques. Les expérimentations sont réalisées à échelle réduite, à
échelle 1 ou en similitude (effectuées en cuves en eau, sur circuits d'essai en
eau/ en sodium instrumentés, banc Schlieren en milieu transparent...). Les
simulations numériques, conduites au moyen de différentes méthodes (tracé de
rayons, éléments finis, éléments finis spectraux...), permettent également
d'appréhender la propagation des ondes, parfois non linéaire, au sein des
matériaux et des structures. L’association des développements expérimentaux et
de modélisation permet de nouvelles stratégies de méthodes inverses pour
l’identification des propriétés ou objets recherchés en s’appuyant par exemple
sur des méthodes de retournement temporel et les méthodes adjointes.